Il a fallu d’abord faire chanter les machines. Les triturer jusqu’à plus soif. Ne jamais les laisser s’installer dans un ron ron mécanique, mais toujours, comme si on ôtait le capot pour détourner les connectiques, jouer des improbabilités inattendues d’une création mécanique implacable. Ainsi, le jour où les théories robotiques d’Asimov se mettront en branle, les robots n’en seront que trop humains.
Il a fallu oublier les visages pour créer les visuels, effacer l’humain sur papier glacé, le duo de star supposé, refuser la facilité paparazzi pour façonner 1001 clips tout plus évocateurs les un que les autres. Du quatuor inaugural de jeunes talentueux au manga inédit d’Interstella 5555 jusqu’aux dernières vidéos, plus sombres, la boule disco plein cadre, sans la pop star en dessous. Comme ça, le fameux jour R d’Asimov venu, on découvrira l’humain derrière le robot sans juger du capot.
Aller à l’essentiel, là où il y à de la vie, et continuer d’agiter, de remuer, de rocker pour en dégager le plus de saveurs.